La crise céréalière pénalise l’industrie des engrais

Le monde agricole est en crise, l’actualité de cet été en a montré deux exemples forts : le lait et le blé. Pour le lait, la crise est structurelle. Dans le cas du blé, elle est conjoncturelle : une très mauvaise récolte après plusieurs années de production record.

Les céréaliers sont les premiers clients des producteurs d’engrais et leur situation est inquiétante. Les difficultés passagères que les agriculteurs traversent engendrent des baisses de revenus qui ne sont pas sans impact sur la demande et les livraisons d’engrais. Par ricochet la crise atteint donc, aujourd’hui, notre secteur.

En effet, à la baisse des prix du début de campagne (la troisième en 3 années) succède maintenant le ralentissement des commandes, l’arrêt des livraisons, le chômage partiel, les pertes des usines… Nos entreprises font face à de telles difficultés que l’urgence est vraiment interne et toute marge de manœuvre doit prioritairement être consacrée à l’économie, voire la survie,  des entreprises.

Dans ce contexte, l’ensemble de la chaine des acteurs doit se montrer responsable en adaptant leur offre à cette crise : le problème des délais de paiement doit, notamment, être traité par les établissements de financement et le risque de récolte couvert, par les assureurs.

Pouvoir garantir des produits en alliant proximité et qualité tout en favorisant le progrès des agriculteurs reste la première des priorités pour l’industrie des fertilisants.

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