Des pics de pollutions à cause du trafic, et de bien d’autres facteurs !

Ça y est on sort enfin de l’hiver ! Tout le monde se réjouit et voilà que les pics de pollution sont de retour. Méchantes voitures, horribles usines et surtout… insupportable agriculture. Une rapide revue de presse permet de se rendre à l’évidence : les pics de pollution seraient dus à l’épandage d’engrais. 

Nous sommes convaincus que l’amélioration de la qualité de l’air nécessite de réduire les émissions de polluants dans tous les secteurs d’activité. En agriculture, comme partout, il existe des marges de progrès importantes pour limiter l’émission de particules et de polluants.

Mais, revenons aux fondamentaux : un agriculteur produit de la nourriture, c’est sa raison d’être et il le fait en maitrisant son impact sur l’environnement tout en optimisant son revenu. Pour l’utilisation des engrais minéraux et organiques, il essaye donc de diminuer ses pertes, à la fois pour des raisons écologiques et économiques. Les engrais représentent un coût important pour lui et il ne peut donc se permettre de les gaspiller. Il applique donc la dose la plus juste en fonction des besoins des cultures et de l’analyse de ses sols. Tout au long de la conduite de ses cultures, l’agriculteur est accompagné par des experts et de la technique pour l’aider à optimiser ses choix en termes d’engrais (type, quantité, moment de l’apport). Ainsi, les industriels de la fertilisation et les agriculteurs dépensent plus de 60 millions d’€ par an au travers d’outils de pilotage, systèmes GPS et fractionnement des apports. La précision d’apport est de 0,1 g par mètre carré de culture !

Les engrais minéraux azotés contribuent à plus de la moitié de la production alimentaire dans le monde sur le plan des protéines. Avec 1 kg d’azote, la plante produit environ 6 kg de protéines. Ces protéines sont à la base de la qualité des produits alimentaires que nous consommons.

Et les usines qui les produisent ?
Quand en février 2013, l’Association Bilan Carbone annonçait que seules 45% des entreprises obligées (celles de plus de 500 salariés) avaient enregistré leur Bilan GES (Gaz à Effet de Serre) réglementaire,  toutes les entreprises adhérentes à l’UNIFA avaient effectué l’évaluation rendue obligatoire par l’article 75 de la loi Grenelle II. L’UNIFA avait également pris l’initiative de réaliser, avec le soutien de l’ADEME, le guide méthodologique pour le calcul du bilan des émissions des GES.

Soyons bien clairs, la pollution en Ile de France, ce sont surtout le transport ou le chauffage mais pas les agriculteurs ! Une dernière chose, aujourd’hui on mesure mieux c’est vrai ; mais rappelez-vous les années 60 et 70 quand les moteurs étaient moins performants et les derniers trains à vapeurs et les premières locomotives diesels noircissaient les immeubles !

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