L’agriculture biologique a tout autant besoin de l’azote que n’importe quelle autre agriculture parce que c’est un élément nutritif indispensable à la formation des protéines végétales.
Les agriculteurs bio en grandes cultures reconnaissent que c’est le premier facteur qui limite leur production avec le désherbage, notamment en cultures d’automne : colza, blés et orges. Ces cultures ont des besoins précoces en azote dès la sortie d’hiver alors que les sols minéralisent biologiquement encore peu d’azote. [...]

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L’arrêté du 19 décembre 2011 portant sur le programme national d’action dans les zones vulnérables définies dans le cadre de la directive Nitrate comporte un calendrier d’interdiction d’apport d’azote qui entre en vigueur au 1er septembre 2012. Il vient remplacer les calendriers départementaux qui figuraient dans les arrêtés du 4ème programme publiés en 2009. Il n’existe pas de dérogation possible à ce calendrier au niveau local. [...]

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Le rapport remis le 22 mai au gouvernement conforte les orientations du plan d’action décidé fin 2010 pour réduire les nuisances dues aux algues vertes en Bretagne. L’échouage de ces algues est observé dans une cinquantaine de communes depuis les années 70. Les algues fraiches ne présentent pas de risque pour la santé, mais leur décomposition génère l’émission de gaz potentiellement toxique. [...]

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La Commission européenne poursuit la France devant la Cour de justice de l’UE pour ne pas avoir pris les mesures suffisamment efficaces contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. Cette plainte déposée le 27 février, sera  instruite dans les mois à venir. Elle pourrait entrainer un élargissement de la zone vulnérable qui doit être révisée en 2012 ainsi qu’un durcissement des plans d’action…

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L’élevage est à l’origine de 55% des pertes d’azote en France. La transformation de protéines végétales en protéines animales entrainent des flux importants d’azote en élevage et génèrent des émissions d’ammoniac et de gaz azotés en partie inévitables, de même importance que la fuite de nitrates dans les eaux. Améliorer l’efficience de l’azote pour limiter les pertes passe d’abord par une meilleure gestion des effluents des animaux et par une conduite adaptée de la fertilisation sur les cultures et sur  les prairies.
Cependant, les réponses ne se trouvent pas seulement sur les exploitations, elles dépendent aussi d’une approche territoriale  adaptée à la sensibilité des milieux notamment vis-à-vis des fuites de nitrate. L’élevage doit garder son lien au sol ; bien couplés les systèmes cultures-élevage productifs peuvent être très efficients en azote. Il faut davantage de raisonnement agronomique pour  la FNE et les autres acteurs du débat qui a suivi le 19 janvier la remise des conclusions de l’INRA aux deux ministères en charge de l’agriculture et de l’écologie. Cette expertise collective sur « les flux d’azote liés aux élevages »avait été commandée  il y a un an, elle a réuni 20 chercheurs français de l’INRA et d’IRSTEA (ex Cemagref) ainsi que des experts étrangers et a valorisé 1330 références scientifiques sur ce thème très vaste.
Le rapport est consultable sur le site de l’Inra.

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Dans un article du Spécial Appros d’Agrodistribution de novembre 2011, Madame Pascale FERRY, inspecteur de la DREAL Bretagne fait état d’un « lobbying des vendeurs d’engrais » qui aurait empêché jusqu’à présent la déclaration des ventes d’engrais (page 43). Les vendeurs désignent ici les distributeurs mais il peut y avoir confusion avec notre profession, producteurs d’engrais manufacturés…

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