Communiqué – COP 21 : la chimie souhaite un accord ambitieux

COP 21 : la chimie souhaite que la Conférence de Paris débouche sur un accord ambitieux permettant l’instauration de règles similaires pour tous les États émetteurs

L’Union des Industries Chimiques (UIC) tient à rappeler le rôle essentiel que joue la chimie en mettant au point les solutions innovantes qui permettront de réussir la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.
Les entreprises de la chimie travaillent depuis toujours sur tous les moyens permettant d’optimiser leurs consommations d’énergie et de matières premières.
Elles sont engagées dans des démarches de diminution de leur impact sur l’environnement et mettent sur le marché des innovations favorisant une économie sobre en carbone.

L’industrie chimique en France a considérablement progressé en efficacité.
Depuis 1990, elle a réduit sa consommation d’énergie de plus de 20 % et diminué ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 50 %. Elle a été précurseur de l’économie circulaire par le développement de la chimie du végétal et de la chimie du recyclage. De nouveaux progrès sont encore attendus.

Tableau : évolution des émissions de gaz à effet de serre sur la période du Protocole de Kyoto (source : Rapport SECTEN, unités : millions de tonne équivalent CO2)

Article blog 30.11.15 - Communiqué UIC COP 21   la chimie souhaite un accord ambitieux

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étude pour identifier les potentiels d’amélioration
Si les Parties confirment la constitution d’un engagement international ambitieux de sauvegarde du climat, les entreprises de la chimie peuvent aller plus loin dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs procédés, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la mise à disposition de produits innovants permettant à leurs clients de réduire la teneur en carbone de leur développement économique.
Soucieuse de poursuivre et de valoriser les efforts engagés par les entreprises qu’elle représente, l’UIC a réalisé une étude prospective du secteur de la chimie en France¹ pour identifier les potentiels d’efficacité énergétique et de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Dans le cadre d’une hypothèse optimale pour la période 2012 à 2025, le secteur de la chimie en France pourrait de nouveau :

  • Améliorer son efficacité énergétique de 12 % ;
  • Réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 13 %(soit 60% de réduction par rapport à 1990 – tandis que l’objectif européen est de 40 % en 2030) ;

Par leurs innovations, les entreprises de la chimie accompagnent également les acteurs industriels, économiques et sociaux dans la maîtrise de leur empreinte environnementale. Ces applications se développent dans tous les grands secteurs d’activité : mobilité, habitat, matériaux verts, énergies renouvelables et économie circulaire. Ainsi, pour une tonne de CO2 émise lors de la fabrication d’un produit chimique, entre 2,1 tonnes et 2,6 tonnes de CO2 sont évitées lors de son utilisation.

Un « Protocole de Paris » pour le climat signé par tous
Les contraintes doivent cependant être de niveau comparable entre toutes les zones économiques pour éviter le phénomène de « fuites de carbone », c’est-à-dire le déplacements de production industrielle vers des pays où les contraintes environnementales seraient plus faibles.
L’UIC soutient la proposition d’application de mécanismes de prix du carbone dans les principales zones économiques, afin d’orienter de manière efficace les choix des acteurs vers les solutions les moins carbonées tout en permettant des règles de concurrence équitables.
L’UIC invite donc les Parties à fixer un cadre de lutte contre le changement climatique signé par les États les plus émetteurs de gaz à effet de serre : 90 % des émissions actuelles peuvent être couvertes par 20 pays potentiellement signataires. Les engagements de réductions des Etats devront être comparables, contraignants et vérifiables afin d’assurer la pleine prise en compte par l’économie mondiale de la nécessité de lutter sans délais pour la sauvegarde du climat.

¹ Basée sur la feuille de route 2050 du Cefic : « European chemistry for growth : Unlocking a competitive, low carbon and energy efficient future »

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