Communiqué – Les céréaliers attendent que les annonces du Gouvernement marquent un véritable changement de trajectoire et le rétablissement de la liberté d’entreprendre

Après la contribution massive des céréaliers aux manifestations récentes du monde agricole, le Conseil d’Administration de l’AGPB tenu ce jour a insisté sur les revendications prioritaires du secteur des grandes cultures pour les prochaines semaines. Il a souligné la nécessité et l’urgence de redonner des perspectives aux producteurs de céréales et d’oléo-protéagineux. Ceux-ci font face à des contraintes et menaces réglementaires de plus en plus insupportables. En outre, malgré l’abondance des récoltes,  leur revenu sera aussi dégradé en 2015 qu’en 2014 du fait de la chute des prix des grains et de l’amputation par la France des soutiens qu’ils reçoivent de la PAC (*).

Aussi l’AGPB demande-t-elle :

  • que se concrétise véritablement et immédiatement le moratoire sur les normes – en premier lieu, environnementales- annoncé par le Premier Ministre, avec mise en place à cette fin d’une structure de concertation intégrant l’AGPB. Doivent être tout particulièrement remises en cause les options actuelles affichées par les Pouvoirs publics en matière de nitrates et de produits phytosanitaires (notamment en ce qui concerne Ecophyto, les néonicotinoïdes et le glyphosate).
  • que les mesures destinées aux agriculteurs en difficulté soient ouvertes aux céréaliers que la conjoncture actuelle met dans cette situation.
  • que soit vraiment prise en compte l’évolution critique des productions végétales dans les zones intermédiaires et qu’à ce titre, déjà, la mesure agroenvironnementale et climatiques (MAEC) Grandes cultures destinée à ces zones soit enfin mise en place, dès 2015.
  • que les mesures fiscales annoncées pour faire face aux aléas climatiques et économiques soient inscrites dans la loi de Finances pour 2016, notamment s’agissant de la Déduction pour aléas (DPA). Ce dispositif doit être débarrassé des contraintes inutiles qui le rendent illisible et en limitent la portée.
  • que l’application française de la réforme de la PAC n’aggrave pas les distorsions de concurrence qu’elle inflige déjà aux céréaliers hexagonaux, que soit notamment bloqué à son niveau actuel le mécanisme de redistribution aux premiers hectares.

« Les céréaliers attendent du Gouvernement que les mesures conjoncturelles et structurelles annoncées par le Premier  Ministre  soient  opérationnelles  sans  tarder.  Ils  veilleront  à  ce  qu’elles  marquent  un  véritable changement de trajectoire, qui participe enfin à l’allègement de leurs charges et des contraintes inutiles qui leur sont infligées, qui mette fin aux distorsions de concurrence intra-européennes et améliore la compétitivité du secteur des céréales, une richesse et une chance pour notre pays, a déclaré Philippe PINTA, président de l’AGPB.

(*) désormais 25 % du total des soutiens de la PAC versés aux agriculteurs français

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