La recherche peut-elle donner aux céréales la capacité de fixer l’azote de l’air ?

Les cultures légumineuses contribuent chaque année en France à la fixation biologique de 260Kt d’azote à partir du N2 de l’air à comparer aux 2 100Kt venant des engrais minéraux. La fixation est réalisée par des bactéries du genre Rhizobium qui ont développé une symbiose spécifique avec chaque espèce de légumineuse. Pour obtenir cette symbiose il est nécessaire d’inoculer le soja, le lupin ou d’autres légumineuses quand elles n’ont jamais été cultivées sur un champ.

Introduire la symbiose chez les céréales est un objectif de recherche depuis plus de 50 ans à travers le monde. Cela permettrait d’économiser de l’engrais minéral couteux à produire et pourrait améliorer la teneur en protéine et la valeur nutritionnelle des céréales. Des laboratoires de recherche fondamentale progressent dans la compréhension des mécanismes complexes qui associe la plante au Rhizobium mais on est encore très loin de l’application au champ. Il faut savoir que les légumineuses dirigent près de la moitié des sucres produits par la photosynthèse vers leurs racines pour fournir au Rhizobium l’énergie nécessaire à la fixation de l’azote de l’air. Il en résulte que la productivité des légumineuses à graines est de 40 à 50% inférieure à celle des céréales, par contre leur teneur en protéine est deux fois plus élevée. Pour nourrir la population mondiale actuelle, il faut à la fois la productivité et la qualité, les engrais azotés minéraux contribuent à hauteur d’au moins 40% des besoins mondiaux en quantité de nourriture comme en protéines.

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