L’Afrique, l’eldorado agricole endormi ?

On apprend dans le dernier numéro de Challenge’s que 80 % des terres arables africaines ne sont pas exploitées.

Pourtant selon les Nations unies, l’Afrique est la deuxième région après l’Asie à souffrir de la faim. Dans son rapport sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, la FAO dénombre 223 millions de personnes sous-alimentées en Afrique subsaharienne sur les 842 dans le monde (période 2011-2013). Et le programme alimentaire mondiale annonce qu’un enfant sur six, soit 100 millions, souffre d’insuffisance pondérale dans les pays en développement.

Comme si ce phénomène n’était pas assez dramatique, il faut ajouter le second aspect de l’insécurité alimentaire : la faim invisible ou malnutrition. Ces carences en éléments nutritifs engendrent des retards de croissance importants chez les enfants et des maladies graves chez les adultes. Majoritairement présentes dans les pays les plus pauvres, elles se touchent aussi les pays développés de manière significative.

De nombreuses études ont montré que l’apport d’engrais aux cultures permettait de combattre les deux menaces. S’il permet d’une part de faire progresser les rendements agricoles, il assure une plus grande teneur en protéines et éléments nutritifs des céréales, légumes et fruits pour lutter efficacement contre les carences.

Pas d’engrais en Afrique ?
Les organisations humanitaires et les Nations Unies donnent régulièrement des engrais aux agriculteurs africains. Mais, trop souvent, ils sont détournés pour être revendus.
Face au constat alarmant des deux facettes de l’insécurité alimentaire, il est impératif de sensibiliser les agriculteurs à une meilleure utilisation de leurs ressources.

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