Nouvelle étude : le cycle de l’azote permet aux engrais azotés de rester longtemps disponible dans le sol et limite les pertes !

Une étude américaine publiée cette semaine – mais dont les travaux ont commencé il y a 50 ans ! – montre que les engrais azotés sont absorbés très majoritairement par la plante, à plus de 65 %, dans des délais très courts.

Une autre partie importante, 15% reste bloquée dans le sol pour demeurer à disposition de la plante pour les années suivantes. L’azote piégé dans le sol participe, en effet, à son activité et y favorise le développement des bactéries, ce qui permet d’améliorer le rendement et l’absorption des nutriments par la plante.

Enfin, une partie de l’azote est perdue dans l’air sous forme d’ammoniac et de composés azotés qui se redéposent rapidement avec la pluie et retourne, alors, au sol pour nourrir les plantes. La dernière partie de l’azote est entrainée par lessivage et va se retrouver en petites quantités dans les eaux superficielles et souterraines.

Pour réduire ces pertes, les industriels de la fertilisation et les agriculteurs dépensent plus de 60 millions d’€ par an au travers d’outils de pilotage, systèmes GPS et fractionnement des apports. La précision d’apport est inférieure à 0.1 g par mètre carré de culture.

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3 commentaires pour “Nouvelle étude : le cycle de l’azote permet aux engrais azotés de rester longtemps disponible dans le sol et limite les pertes !

    • mask

      Votre article se veut être rassurant pour bon nombre de cultivateurs …
      Toutefois , pour ma part, je trouve qu’il manque de réalisme…J’aimerais qu’on m’explique comment l’azote qui s’évapore peut revenir au sol avec la pluie….Je me demande si cet article est l’œuvre d’un ingénieur agricole…Si oui, qu’il me donne la définition de l’eau déminéralisée ainsi que celle d’un état gazeux…Après , nous pourrons discutés d’autres incohérences dans vos propos.

    • mask

      Le cycle de l’azote est ouvert, différents composés azotés gazeux sont échangés à partir des sols, des bâtiments d’élevage et des installations de traitement d’eaux usées et autres déchets organiques. Certains composés comme l’ammoniac ont un temps de séjour de quelques heures ou de quelques jours dans l’atmosphère avant d’être redéposés sur des surfaces cultivées ou des espaces naturels comme les forêts.
      Ces pertes gazeuses: ammoniac, protoxyde d’azote, oxydes d’azote et diazote, sont du même ordre de grandeur que la perte de nitrate dans les eaux.
      En tonnage d’azote (N) la perte plus importante est due à la volatilisation d’ammoniac. 73% des émissions ont une origine liée aux élevages et 27% aux cultures (CITEPA 2013). Pour ces dernières, la perte se produit à la suite de l’épandage d’effluents organiques ou d’engrais minéraux contenant de l’azote uréique et ammoniacal par échange entre l’engrais et l’atmosphère. Pour limiter ce risque, l’incorporation de ces fertilisants azotés au sol immédiatement après l’apport est la pratique la plus efficace.

      Philippe Eveillard
      Directeur Agriculture, environnement et statistiques à l’Unifa

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