L’agriculture biologique est-elle vraiment durable ?

Alors que le secteur de l’agriculture biologique est en pleine croissance, avec 9% de nouvelles surfaces certifiées Bio en 2013, un budget de 160 millions d’euro mobilisé chaque année par le gouvernement français dans le cadre  de son plan Ambition Bio, et que désormais, malgré les prix élevés, près d’un Français sur deux consomme Bio au moins une fois par mois1, des voix dissonantes remettent en question les supposés bienfaits de ce type d’agriculture.

Henry Miller, médecin et membre de l’Institution Hoover à l’université de Stanford aux Etats-Unis, dénonce les croyances collectives quant à l’aspect durable de l’agriculture biologique. En s’appuyant sur des études récentes il met en avant les paradoxes de ce type d’agriculture, soi-disant « écologique » mais reposant sur des pratiques, comme le compost, qui génèrent un volume importante de gaz à effet de serre, provoque une augmentation importante des niveaux de nitrates dans les nappes phréatique et s’adaptent difficilement aux besoins des variétés cultivées.

Ce ne sont pas les principes de l’agriculture biologique, comme  par exemple la limitation de l’utilisation des pesticides ou encore le non-recours aux Organismes Génétiquement Modifiés qui rendent l’agriculture plus durable mais bel et bien la recherche scientifique et les progrès faits dans le secteur agro-industriel. Pour arriver à cela, et plutôt que d’aller vers l’agriculture biologique, c’est vers l’agriculture raisonnée qu’il faut regarder, en respectant la logique de développement durable tout en appuyant les innovations permises par les progrès de la science, qui offrent aux agriculteurs de nouveaux fertilisants favorisant la croissance des plantes et leur résistance aux stress.

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