Fuites de carbone et délocalisations : les premières conséquences de la directive sur les quotas CO2

Nous alertons depuis 2008 la commission européenne sur les risques de délocalisation des industries pénalisées par les achats de quotas de CO2 rendues obligatoires par le paquet Energie Climat.

Le terme de fuite de carbone traduit ce risque de remplacement des productions européennes pauvres en carbone par des productions extra européennes avec un contenu carbone beaucoup plus élevé.

Dans le secteur du ciment, très touché par cette politique, les premières installations (Saint Nazaire, Fos sur Mer) de fabrication de ciment à partir de clinker importé de Turquie d’Egypte ou de Chine, sont en train d’être construites. Le clinker importé est 20 € moins cher que celui fabriqué en Europe, du fait du coût du carbone.

Pour les engrais, la situation est encore plus grave, l’achat de 2 tonnes de CO2 par tonne d’engrais fabriqué se traduit par plus de 18 € au cours actuel, mais pourrait dépasser 60 € si le cours du carbone devait retrouver ses niveaux de 2008. En l’absence de compensation aux frontières, cet écart de compétitivité serait préjudiciable à l’industrie des engrais azotés.

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