Philippe PINTA président d’ORAMA interpelle le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire sur l’utilisation raisonnée des engrais azotés

Je ne citerai qu’un seul exemple mais il est vital. Les engrais azotés. Vous savez Monsieur le Ministre qu’il existe pour une culture donnée un apport d’engrais optimal qui permet à la plante de donner son plein potentiel. Des outils d’aide à la décision précis, aujourd’hui vulgarisés, permettent de déterminer cet optimum et de l’ajuster tout au long de la culture. Un apport plus élevé, et il y peut y avoir risque de rejet dans le milieu, c’est vrai. Mais ce que la plupart ignorent, malgré maintes publications scientifiques internationales, c’est qu’en dessous de la dose optimale, si l’on n’apporte pas la dose d’azote nourricier voulue, la plante souffre, la qualité s’effondre, le rendement diminue. Et cela sans pour autant que le taux de nitrates résiduel dans le sol ne marque la moindre baisse, y compris en agriculture biologique. Fixer arbitrairement une dose plafond d’azote à l’hectare, comme cela figure parmi les mesures préconisées dans certaines Aires d’Alimentation de Captages, est totalement dénué de fondement, c’est une ineptie. C’est une opération perdant, perdant. Perdant pour l’environnement, perdant pour l’agriculteur, perdant pour l’Etat.

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