La réindustrialisation de la France, un vrai thème de campagne ?

Plutôt que de céder au pessimisme ambiant, nous voulons ouvrir un peu les débats à 6 mois de l’élection présidentielle. Les volumes livrés sont à un bon niveau, pas encore revenu à ses niveaux de 2008, mais les agriculteurs, aidés par des cours élevés des céréales (bien que baissant régulièrement) sont aux achats. Les importations ont baissé d’intensité, et l’activité des usines françaises est à un niveau satisfaisant.

Nous avons développé lors de cet automne deux grands thèmes qui ont tous les deux été bien reçus : l’apport des engrais et des amendements minéraux basiques permet de maintenir la fertilité des sols. Pour préserver la compétitivité de la filière agroalimentaire française, il faut garder une industrie des fertilisants en France et en Europe.

Le discours des candidats revient souvent sur la réindustrialisation de la France, mais au fil des discours cette volonté parait artificielle, et l’on ne soutient que quelques industries étiquetées d’avenir (les fameux emplois verts). Mais nous répétons que toutes les industries, surtout celles qui participent à de grandes filières créatrices de valeur comme l’agroalimentaire doivent être favorisées et non pas taxées et règlementées de façon excessive (taxe carbone, TVA à 7% futurs quotas carbone, REACH…)

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Un commentaire pour “La réindustrialisation de la France, un vrai thème de campagne ?

    • mask

      La réindustrialisation n’a une durabilité que si elle s’appuie sur la vraie valeur ajoutée de l’opération de « relocalisation » ou de maintien d’une activité existante en France.
      Qu’est ce qui garantit aux fameux « emplois verts » qu’ils ont plus de raison d’être en France qu’en Asie? Rien! Les panneaux photovoltaiques ont été délocalisés depuis longtemps, les bouteilles plastiques « végétales » de Volvic sont issues d’une matière première produite en Inde, etc. etc. Les politiques se gargarisent des emplois verts, mais personne ne se pose la question s’ils sont délocalisables ou pas, pour une raison très simple: ils sont déjà majoritairement délocalisés!!! A moins que l’on imagine que la noria de consultants en développement durable ou conseils en tout genre constituent des sources d’emplois satisfaisantes!
      Contraierement à ce que la bien pensance dit, ce ne sont pas les industries les plus jeunes, high tech ou les plus vertes qui sont les plus solides sur notre territoire, ce sont celles qui ont une véritable raison d’exister sur notre territoire.
      Y a-t-il une industrie qui a plus de raison d’être en France que celle qui permet à notre agriculture de produire de manière compétitive et propre? L’industrie des fertilisants par son intégration de facto avec l’agro industrie fait clairement partie des secteurs à préserver sur le territoire, même si cela n’est pas politiquement correct, et s’il faut admettre que oui, c’est vrai c’est une industrie ancienne.

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