Conférence environnementale : si on parlait vraiment de fertilisation raisonnée !

La conférence environnementale qui se tiendra les 25 et 26 avril prochains va se pencher sur les pratiques agricoles, une fois de plus, c’est vrai. Mais c’est tant mieux. Les industries de la fertilisation n’ont pas attendu cette nouvelle édition de l’écologie politique pour s’impliquer dans la mise en œuvre de la fertilisation raisonnée. Elles le font depuis 1974 ! Dès lors, elles ont eu le souci permanent de la développer, de la rendre plus précise et toujours plus respectueuse de l’environnement.

Organique et minérale, même combat !
Les agriculteurs utilisent en priorité les ressources organiques sur la ferme, directement, en épandant les effluents d’élevage, ou, indirectement, en recyclant des sous-produits disponibles à proximité de la ferme comme les digestats de méthanisation. Il faut bien noter que la fertilisation organique a bien souvent un prérequis d’ordre logistique : c’est la proximité des ressources qui les rendent facilement utilisables. On verrait mal un exploitant agricole du Nord de la France aller s’approvisionner en lisier en Bretagne ; c’est un non-sens économique.
Par ailleurs, les formes organique et minérale répondent à des usages souvent différents et sont donc complémentaires bien plus que concurrentes. Par exemple un céréalier de la Beauce aura d’avantage recours à la fertilisation minérale compte tenu de sa facilité d’application en grande culture et de la rapide disponibilité des éléments nutritifs ; un exploitant en polyculture-élevage aura souvent des moins grandes surfaces à travailler, plus adaptées au recyclage de ses effluents.
Enfin, les fertilisants organiques doivent d’abord subir une décomposition par les micro-organismes du sol avant de pouvoir libérer leurs éléments minéraux – c’est une étape importante car la plante ne peut absorber par ses racines que les éléments minéraux solubilisés dans l’eau du sol. Après décomposition et minéralisation de la matière organique, la plante ne fait pas de différence entre les éléments nutritifs issus des engrais organiques ou minéraux. Et les ressources en fertilisants organiques sont limitées et ne peuvent pas suffire pour tous les besoins de l’agriculture, il est donc nécessaire de les compléter avec la fertilisation minérale.

Cette Conférence environnementale, telle qu’annoncée, oppose les 2 formes. Au lieu de cela, il serait préférable de proposer des mesures tenant compte de cette complémentarité indispensable au maintien de la fertilité des sols. L’industrie des fertilisants souhaite la mise en place de l’économie circulaire, en optimisant l’utilisation pour chaque ressource et en minimisant leur impact environnemental.

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