Loi sur la transition énergétique, la chimie doit rester compétitive

Dans un communiqué paru ce jour, l’Union des Industries Chimiques (UIC) appelle à la concertation dans les débats sur la transition énergétique. Elle souligne le rôle-clé que la chimie joue dans l’apport de nouvelles solutions innovantes pour développer les énergies renouvelables et réduire la consommation. Elle alerte sur la nécessité d’un coût de l’énergie permettant à la chimie de rester compétitive.

Utilisant 20 % de l’énergie électrique et 40 % du gaz, ce secteur, tout comme une partie importante des producteurs d’engrais, est le premier consommateur industriel d’énergie, il est donc particulièrement vigilant aux réformes qui s’annoncent. La facture énergétique de la France doit diminuer et son indépendance énergétique doit progresser. Au-delà de cette évidence, le projet de loi va dans le bon sens, pour l’UIC, en voulant favoriser le développement de filières industrielles compétitives et riches en emplois, la prise en compte des électro-intensifs ou encore la possibilité d’analyser les écarts par rapport aux objectifs pour mieux adapter la politique énergétique hexagonale.
Cependant, l’UIC demeure vigilante sur le pari du « tout » électrique fourni par des énergies décarbonées. Les sources renouvelables étant d’une part intermittente par nature et, d’autre part, pas suffisamment compétitives. Elle souligne qu’une intégration mal réussie de ces énergies décarbonées pourrait se révéler contreproductive, comme en Allemagne, où la demande a imposé une forte hausse de la consommation de charbon et fait voler en éclat les objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre tout en augmentant la facture.

Renforcer la compétitivité de l’industrie doit être un objectif du projet de loi qui devra tout faire pour éviter la « fuite carbone », cette délocalisation d’entreprises hors de l’UE à cause d’une énergie devenue trop coûteuse qui se traduit par une hausse des émissions mondiales. L’UIC s’inquiète à juste titre de l’omission de la question du gaz – grand absent du projet de loi – pourtant essentiel pour la chimie, comme la production de fertilisants azotés, où le gaz naturel est à la fois une matière première et une source d’énergie. La France doit pouvoir se doter d’une véritable stratégie pour que les filières gazo-intensives améliorent leur compétitivité.
L’UIC annonce des propositions de sa part dans les semaines à venir.

Cet article vous a plu : partagez-le !

Ces articles peuvent également vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Haut