Nouveaux défis pour l’ANSES… bye bye la simplification !

Dans son dernier communiqué, l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, fait part de l’élargissement de son champ de compétence et explique ses nouvelles missions.

Comme annoncé depuis près d’un an, l’agence devra, à partir du 1er juillet prochain, délivrer les autorisations de mise sur le marché (AMM) des matières fertilisantes et supports de culture (MFSC). Cette nouvelle mission, « jusqu’alors du ressort du ministère en charge de l’Agriculture » est-il précisé, se traduit par de nouveaux « défis » reconnait d’elle-même, l’ANSES, qui devra en effet « se doter d’une organisation interne efficace visant à concilier l’indépendance de l’expertise scientifique et la gestion des autorisations ».

Nous ne pouvons que nous incliner devant le talent du (ou de la) rédacteur (rédactrice) de cette communication. Car il s’agit bien là d’un défi au sens le plus littéral du terme, c’est-à-dire un obstacle à surmonter. Tous les avis – mêmes internes à l’agence – se rejoignent pour dire que, d’une part, cette nouvelle mission sera difficile à mettre en place pour débuter en temps et en heure et, d’autre part, que les engagements sur les délais d’analyse des produits candidats aux AMM seront quasiment impossibles à tenir.

Pour cette raison, les industries de la fertilisation sont convaincues que cette évolution du périmètre d’actions de l’ANSES ne va pas dans le sens de la simplification et sera pénalisant pour l’innovation et donc pour la croissance du tissu industriel français.

Nous renouvelons notre invitation à la collaboration avec l’ANSES, pour rendre les prises de décision plus rapides, espérant ainsi que les dégâts de ce nouveau défi seront minimes.

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