Gustave, Théodule, Hippolyte et les autres… l’essentiel de l’accessoire

« … l’essentiel pour lui, ce n’est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, l’essentiel pour le général de Gaulle, Président de la République française, c’est ce qui est utile au peuple français, ce que sent ce que veut le peuple français… »

Cette fameuse phrase que le général de Gaulle prononça à Orange, il y a près de 50 ans est pourtant plus que jamais d’actualité !

Signe de sa volonté de simplifier l’administration et d’économiser les deniers publics, le gouvernement vient d’annoncer avoir supprimé 101 – chiffre très symbolique – de ces comités « Théodule », ne faisant que continuer l’effort entrepris par l’équipe précédente (225 suppressions).

Le site Acteurs publics s’est procuré la liste des commissions et observatoires consultatifs jugés inutiles.

Mais déjà des voix s’élèvent, à juste titre peut-être.
Sur le site WikiAgri, Antoine Jeandey s’inquiète de la disparition de l’Observatoire des distorsions au sein du ministère de l’agriculture. La distorsion de concurrence n’a pourtant pas disparu, même au niveau intracommunautaire, et n’est pas prêt de diminuer.

Pour les engrais, par exemple, les autorisations de mise sur le marché ou les réglementations concernant la manipulation des fertilisants et leur apport au sol sont-elles identiques dans les 27 pays de l’Union ? La réponse est évidente et nous en avons déjà parlé ici.

Quand, pour ne prendre qu’un seul exemple, les procédures d’homologation d’un nouveau produit prennent 3 à 5 ans en France contre trois semaines chez nos voisins belges, avec une volonté d’harmonisation qui brille par son absence, il apparaît indispensable de continuer à se pencher sur la question des distorsions.

Pourquoi cet observatoire évidement utile a-t-il été supprimé ?
L’absurdité réside dans la démarche : l’utilité des instances a été jugée à l’aune de leur activité. En juin 2012, Jaques le Guen, président de l’observatoire depuis sa création (en 2004), perd son siège de député du Finistère et se voit, alors, retirer la présidence du comité… sans être remplacé. L’action de l’observatoire s’est donc arrêtée à ce moment-là, explique l’élu.

Comme à chaque fois, il ne s’agit d’opérer des coupes sombres à l’aveugle mais, au contraire, de simplifier dans la concertation même si cela prend plus de temps et amenuise l’effet d’annonce.

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