L’agriculture doit contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Le colloque de remise de cette étude réalisée par l’INRA pour les trois commanditaires ADEME, MEDDE et MAAF a réuni plus de 200 personnes à Paris le 2 juillet. L’agriculture est un secteur spécifique par le caractère diffus, variable et difficilement mesurable de ses émissions de GES (à 90% constitué par du méthane CH4 et du protoxyde d’azote N2O). Les dix actions retenues dans l’étude ont un potentiel d’atténuation entre 26.6 et 29.6 Mt CO2e évités à l’horizon 2030, soit une réduction d’environ 25% par rapport à 2010 sans changement de la structure de production agricole.

La gestion de l’azote constitue le premier levier d’action représentant avec le développement des légumineuses plus du tiers du potentiel d’évitement à un coût inférieur à 25€ la tonne de CO2 évité. Ce coût devient même un bénéfice pour l’agriculteur quand il conduit à utiliser l’engrais de façon plus efficace. Cependant, les règles actuelles de comptabilisation des émissions ne permettraient d’enregistrer que 10 Mt CO2e sur les 29 Mt CO2e de potentiel. Un travail important est à mener avec tous les experts au sein du CITEPA dont l’UNIFA est membre afin de préciser les facteurs d’émission ou de fixation du carbone propres aux conditions françaises. Trois actions visant à améliorer l’efficacité des engrais azotés sont proposées dans l’étude : fractionnement ajusté par le pilotage, inhibiteur de nitrification et enfouissement ou localisation de l’engrais azoté. Elles devront être évaluées pour y associer une valeur reconnue de réduction des émissions des sols en N2O.

Priorité est à donner à la formation et à l’accroissement de la technicité des agriculteurs pour une meilleure maitrise de l’azote organique et minéral. L’azote est indispensable à la fixation du carbone en produisant les protéines et la chlorophylle intervenant dans la photosynthèse mais il représente aussi un coût en énergie et en émission de gaz à effet de serre pour le produire. Sa meilleure maitrise répond également à d’autres enjeux de compétitivité et de protection de l’eau et de l’air.

Vous trouverez prochainement un 8 pages et la synthèse de 92 pages sur le site INRA :
http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-les-decisions/Etudes/Toutes-les-actualites/Etude-Reduction-des-GES-en-agriculture

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