Une filière qui travaille à la réduction de son empreinte écologique globale

Que ce soit au niveau de la production, mais également au niveau de la chaîne logistique, la filière s’est fixée plusieurs objectifs :

– Etre encore plus économe en matières premières et en particulier en gaz naturel (qui est le premier  élément consommé dans la production des engrais azotés)

Des progrès considérables ont déjà été accomplis pour l’efficacité énergétique des fabrications d’azote. Depuis le début du XXème siècle, les usines européennes ont divisé par 4 la quantité d’énergie nécessaire pour produire une tonne d’azote, passant d’une valeur supérieure à 200 à moins de 50 Giga Joules, par la mise au point de nouveaux procédés. Les unités des adhérents de l’UNIFA sont d’ailleurs les plus performantes du monde et d’Europe, d’autres unités notamment en Europe de l’Est, Russie et Ukraine en particulier, étant encore à des niveaux d’efficacité médiocres, puisque consommant 30 % d’énergie en plus.

– Réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’air (GES)

L’efficacité énergétique s’est améliorée entraînant la baisse des émissions de gaz polluants et de gaz à effet de serre.

Les émissions de protoxyde d’azote (N2O), gaz dont le pouvoir réchauffant est 310 fois supérieur au CO2, ont baissé de 43 % entre 1990, année de référence du protocole de Kyoto, et 2006. D’ailleurs, dès 2005, l’industrie a demandé au ministère de l’Ecologie d’inclure le N2O dans le système d’échanges de quotas d’émission (comme le CO2), soit une baisse de 40 %, réduisant à 7 500 tonnes en 2012 (2,3 millions de tonnes équivalent CO2) les émissions de N2O de l’industrie, contre 21 000 tonnes (soit 6,5 millions de tonnes équivalent CO2) en 1990.

Les entreprises de la filière investissent dans des installations de plus en plus économes en énergie et émettent des quantités toujours plus faibles de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, la filière poursuit ses efforts pour convaincre les pouvoirs publics des avantages de ses propositions d’entrer dans un système d’échanges de quotas et entend commencer les investissements nécessaires dès que leur réponse sera positive.

D’autres initiatives menées par la filière participent à réduire l’empreinte écologique de la production d’engrais :

  • Améliorer la chaîne logistique, depuis l’approvisionnement en matières premières de nos usines jusqu’à l’épandage au champ ;
  • Optimiser le recyclage et développer les sources d’éléments nutritifs pour la production d’engrais dans le cadre de la Charte Unifa Engrais organo-minéraux ;
  • Poursuivre le recyclage et la valorisation des emballages d’engrais et d’amendements en fin de vie depuis 2007 grâce à la création de SOVEEA (Société de valorisation des emballages d’engrais et d’amendements).
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