Débat d’actualité : les algues vertes – comment régler le problème sans pénaliser l’agriculture ?

L’accumulation d’algues vertes sur certaines côtes est préoccupante. Fraiches, ces algues ne présentent pas de risque pour la santé. C’est leur décomposition qui génère l’émission de gaz potentiellement toxique.
Cette prolifération trouve son origine dans les rejets par les fleuves et rivières côtiers de quantités plus ou moins importantes d’azote et de phosphore provenant de l’activité humaine. Ces deux éléments nutritifs sont émis par des sources urbaines ou agricoles. Depuis plus de 30 ans, les agriculteurs ont adopté la fertilisation raisonnée, et en conséquence ont réduit les doses d’engrais utilisées. Ainsi, en Bretagne, l’utilisation d’engrais azotés a diminué de 30% depuis 20 ans et celle des engrais phosphatés a été divisée par 4. Cette diminution ainsi que la meilleure maitrise des effluents d’élevage, ont permis de voir régresser fortement les quantités d’azote (sous forme de nitrates) dans les eaux, puisque les teneurs moyennes sont maintenant inférieures à 25mg/litre, soit à peine la moitié du maximum fixé par la réglementation à 50mg/litre. Ces efforts se poursuivent, mais il ne sera pas possible de descendre au niveau de zéro. Cependant les quantités récoltées ne semblent pas être supérieures à celles de l’année précédente.
De plus, la R&D cherche à utiliser au mieux les algues en fabriquant des composts ou engrais avec ces algues qui contiennent des éléments nutritifs pour les plantes et améliorent la structure des sols.
L’agriculture doit donc continuer de produire en diminuant encore ses rejets et en utilisant au mieux toutes ces ressources.

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