L’utilisation de l’azote en agriculture est réglementée

Le nitrate est très soluble dans l’eau et il est entraîné en profondeur quand il pleut sur un sol déjà saturé d’eau. Les pics de concentration en nitrate sont en général observés durant l’automne et l’hiver, alors que la concentration diminue au printemps lorsque la végétation a repris sa croissance et agit comme une pompe à nitrate.

L’apport d’engrais azotés minéraux est réglementairement interdit du début de l’automne à la fin de l’hiver sur plus de la moitié du territoire classée en zone vulnérable pour le risque de dépassement de la norme de 50 mg de nitrate par litre d’eau (directive européenne de 1991 dite Directive Nitrate). Ce n’est donc généralement pas l’azote de l’engrais qui est entrainé par l’excès d’eau à cette période, mais le nitrate présent dans le sol à l’automne. En effet, de l’azote minéral est également libéré sous forme de nitrate par les microorganismes du sol qui dégradent la matière organique. Si ce nitrate n’est pas absorbé par un couvert végétal, il peut être lessivé par l’excès d’eau dans le sol.

La quantité d’azote apportée par les déjections des animaux d’élevage ne doit pas excéder 170 kg de N/ha de surface épandable en moyenne par exploitation. L’engrais minéral azoté vient compléter l’apport d’origine organique pour s’ajuster précisément aux besoins de la culture. Il est apporté généralement en deux, trois ou quatre fois, sur une même culture. On attend la reprise de végétation avant de réaliser le premier apport. L’azote apporté au moment des plus forts besoins de chaque culture est toujours mieux utilisé. Si tout l’azote de l’engrais n’est pas utilisé par la culture, il peut cependant en rester dans le sol après récolte.

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