Réduire les pertes d’azote en élevage

L’élevage est à l’origine de 55% des pertes d’azote en France. La transformation de protéines végétales en protéines animales entrainent des flux importants d’azote en élevage et génèrent des émissions d’ammoniac et de gaz azotés en partie inévitables, de même importance que la fuite de nitrates dans les eaux. Améliorer l’efficience de l’azote pour limiter les pertes passe d’abord par une meilleure gestion des effluents des animaux et par une conduite adaptée de la fertilisation sur les cultures et sur  les prairies.
Cependant, les réponses ne se trouvent pas seulement sur les exploitations, elles dépendent aussi d’une approche territoriale  adaptée à la sensibilité des milieux notamment vis-à-vis des fuites de nitrate. L’élevage doit garder son lien au sol ; bien couplés les systèmes cultures-élevage productifs peuvent être très efficients en azote. Il faut davantage de raisonnement agronomique pour  la FNE et les autres acteurs du débat qui a suivi le 19 janvier la remise des conclusions de l’INRA aux deux ministères en charge de l’agriculture et de l’écologie. Cette expertise collective sur « les flux d’azote liés aux élevages »avait été commandée  il y a un an, elle a réuni 20 chercheurs français de l’INRA et d’IRSTEA (ex Cemagref) ainsi que des experts étrangers et a valorisé 1330 références scientifiques sur ce thème très vaste.
Le rapport est consultable sur le site de l’Inra.

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