L’agriculture biologique atteint le million d’hectares en 2012

Le développement de l’agriculture biologique s’est accéléré depuis le grenelle de l’environnement de 2007 et les aides octroyées de façon permanente à l’agriculture bio au-delà de la période de conversion de deux ou trois ans. Nous sommes passés de 2% de la SAU en Bio en 2008 à 3,5% en 2011 et le gouvernement a annoncé un objectif de doublement à 7% d’ici fin 2017 qui sera supporté par un nouveau plan d’aide attendu au 1er semestre 2013.

Fin 2011, 23 135 exploitations agricoles étaient engagées en agriculture biologique, soit une augmentation de 12,3% par rapport à 2010. Les exploitations « bio » représentaient 4,5% des exploitations agricoles en France.

La superficie en mode de production biologique était de 975 141 ha, dont 699 300 ha certifiés biologiques et 275 841 ha en conversion (28% du total). Les surfaces conduites en bio représentaient fin 2011 plus de 3,5% de la surface agricole en France.

http://www.agencebio.org/pageEdito.asp?IDPAGE=196

Dans le détail, la polyculture-élevage et la viticulture sont très présentes dans les conversions alors que les exploitations de grandes cultures en bio sont encore peu nombreuses. Seul 1,5% des surfaces de grandes cultures sont en bio, ce taux est encore plus faible pour une culture comme le colza dont la productivité s’effondre sans l’apport d’azote.

C’est pourquoi l’impact du développement de l’agriculture biologique semble pour l’instant limité sur les livraisons d’engrais minéraux en dehors de certains secteurs comme la viticulture qui passe à une fertilisation à dominante organique ou organo-minérale.

La synthèse de 4 pages de l’étude du Centre d’Etudes Prospectives du ministère de l’agriculture donne une vue assez objective sur l’agriculture biologique. Elle cite en particulier la chute de la productivité des grandes cultures (jusqu’à – 47% de rendement) comme une des causes de la faible pénétration de l’agriculture biologique dans les meilleures régions céréalières. Elle attribue assez justement cette situation à l’azote, premier facteur limitant et à la difficulté de la maitrise des mauvaises herbes qui entraine un risque économique élevé pour les agriculteurs et un besoin d’encadrement technique important. Les échecs sont possibles en agriculture biologique mais les déconversions ne sont pas comptabilisées.

http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/analyse501207.pdf

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