Réaction au communiqué « Face aux défis alimentaires, sanitaires et environnementaux mondiaux, développons l’agriculture biologique » de Gilles Poidevin (Délégué Général de l’Union des industries de la fertilisation)

Plusieurs associations demandent le développement de l’agriculture biologique pour « une meilleure prise en compte de l’environnement, et de mettre en œuvre des solutions agronomiques capables de nourrir l’humanité à long terme. »

Nous devons constater que l’agriculture biologique ne permet pas d’augmenter les rendements à long terme, alors que la FAO rappelle que pour nourrir 9 milliards d’hommes en 2050, il faudra augmenter les rendements de 70%. L’agriculture biologique existe depuis plusieurs dizaines d’années et jamais les écarts de rendement avec l‘agriculture écologiquement intensive n’ont pu se réduire : on produit 40 % de moins avec l’agriculture biologique.

Les agriculteurs mesurent leur impact sur l’environnement, et font en sorte, avec l’industrie des engrais de le réduire : les teneurs en nitrates des eaux se stabilisent depuis 5 ans, et ont tendance à se réduire dans près de la moitié des cas. La consommation d’engrais minéraux n’a-t-elle pas baissé de 50% depuis 1974 ?

Par ailleurs, les problèmes sanitaires posés par les produits « biologiques » sont importants, comme en témoigne l’intoxication et le décès de plus de 40 personnes en Allemagne cet été, à partir de graines germées d’origine biologique.

Nous préconisons le développement de touts les types d’agriculture dans le respect de l’environnement et de la santé des consommateurs. L’agriculture biologique est une agriculture de niche réservée aux consommateurs aisés. Les milliards de paysans qui vivent de leur métier ne peuvent pas s’offrir ce luxe !

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