Communiqué de presse : L’industrie des fertilisants veut retrouver la compétitivité

Maillon essentiel de la chaîne de valeur agricole et agroalimentaire confronté à une concurrence internationale forte, l’industrie française des fertilisants souffre d’un manque de compétitivité que lui impose la réglementation. Elle demande, pour garantir l’activité et la pérennité de ses entreprises, la mise en œuvre rapide de simplifications réglementaires à même de lui redonner une compétitivité comparable à celle de ses homologues européennes et extra-européennes.

Malgré tous les efforts qu’elle a engagés et qui se sont notamment traduits dans le fort niveau d’investissement qu’elle a consenti, plus de 60 M€ par an sur les cinq dernières années, pour améliorer la productivité, la sécurité environnementale, la qualité des produits, la performance logistique, l’industrie française des fertilisants souffre toujours d’un différentiel de compétitivité sur ses concurrents étrangers. Ce différentiel trouve son origine dans un contexte réglementaire qui la pénalise et alourdit ses charges d’exploitation.

Pour circonvenir les menaces qui pèsent sur son devenir, l’industrie des fertilisants demande :

  • la baisse des taxes et prélèvements, en particulier la suppression de la taxe carbone 2012 destinée à financer les nouveaux entrants sur le marché des quotas ;
  • la mise en place aux frontières de l’Europe d’un mécanisme de compensation carbone pour éviter que la politique de changement climatique ne devienne une cause de « fuite de carbone », c’est-à-dire de délocalisation, synonyme de remplacement des productions européennes par des productions hors Europe à contenu carbone quatre fois plus élevé, et ce alors que les achats de quotas d’émission de gaz à effet de serre à partir du 1er janvier 2013 représenteront 20% de la valeur ajoutée de la filière qui n’en sera que plus fragilisée ;
  • la mise en œuvre de simplifications réglementaires pour éviter qu’une usine de 80 employés n’ait à respecter quelque 5 200 textes, circulaires, décrets, arrêtés…, et ce alors que les importations de pays tiers ne respectent ni les règlements de base de la sécurité des produits, ni ceux de la traçabilité.

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Contact : Laurence PLANQUETTE – 01 46 53 10 31 – lplanquette@unifa.fr

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