Prévision sectorielle pour l’industrie des engrais

Après une année 2012 marquée par une légère baisse de la production en volume, 2013 annonce un regain, selon l’étude France Secteurs – Perspectives sectorielles Françaises de LCL.

L’année qui vient de s’écouler a été marquée par des arrêts et des incidents de production ce qui a engendré une diminution de 4%, en volume, de la production française. Quelques disparités sont à noter. Si la production d’engrais azotés simples a baissé dans les mêmes proportions ; celle des engrais composés (potassiques et phosphatés) est restée stable. Toutefois, ces derniers représentent moins de 10% de l’ensemble produit.

La bonne récolte de 2011/2012, en France et la forte demande d’engrais au niveau mondial –grâce à la demande de l’Inde et de la Chine – ont soutenu un nivaux de prix élevé dans les engrais composés azotés et, dans une moindre mesure, potassiques et phosphatés. La fin d’année a été marquée par une baisse du prix spot de l’urée sur les marchés internationaux.

Pour 2013, selon cette étude, conduite depuis 1973, les surfaces agricoles ne devraient pas varier pour les céréales. Partant, l’utilisation d’engrais indispensables (les azotés) risque peu d’évoluer. On peut s’attendre à une légère hausse de la demande d’engrais composés.
Mais la production d’azotés (urée et solutions azotées) devrait rattraper le retard de production accumulé en 2012 avec les incidents, ce qui générerait une croissance de 3% de la production française en volume. De nouvelles capacités de production ne sont pas à attendre à court et moyen terme. Les investissements seront essentiellement alloués à la mise en conformité avec les normes environnementales et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les prix spots mondiaux de l’urée ont déjà commencé à diminuer et ceux des engrais azotés devraient suivre, aidés notamment par une diminution du coût des matières premières avec le l’exploitation croissante du gaz de schiste (essentiellement aux Etats-Unis et au Canada).

En ce début d’année, les stocks sont très bas, ils ne devraient, pourtant, pas connaître de restockage massif.

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